Arts Plastiques Art contemporain - Exposition

L'Élan du Monde

L'Élan du Monde
© Olivier Belot
Date Du 29/10/2019 à 10h00 au 04/01/2020
Contact Cliquez ici
Horaires, dates et informations particulières Du mardi au samedi 10h-12h / 13h-18h
Tarifs Entrée gratuite
Description
Rencontre entre une maison de thé et un artiste

Olivier Belot présente, du 29 octobre 2019 au 4 janvier 2020, « L'élan du monde » à la maison de thé « Les jardins de Gaïa » avec douze aquarelles sur papier, retenues et sélectionnées, pour cette exposition, dans la production récente. Les formats vont du 50 x 65 cm au 114 x 76 cm pour les diptyques.
C'est un lieu singulier que la Maison de Thé des Jardins de Gaïa.
Comme il est d'usage dans l'architecture traditionnelle du Japon, différents filtres - une haie de bambou, des portes successives, les murs du bâtiment - isolent et préservent la beauté du lieu. Dès qu'on y entre, après le passage du torii (portique issu du shintoïsme), le contraste est saisissant : un calme, insoupçonnable de l'extérieur, nous accueille, avec d'un côté la boutique de thé, et de l'autre la maison de thé, d'où on aperçoit bientôt un jardin de mousse et d'eau, de sable et de végétaux. L'ensemble invite à l'apaisement contemplatif.

C'est probablement cette subtile alchimie qui a séduit O. Belot. Et c'est certainement la subtilité des tracés et nuances de ses aquarelles qui ont séduit l’équipe chargée de l’événementiel aux Jardins de Gaïa.

La maison de thé des Jardins de Gaïa fait partie de ces lieux que les plasticiens investissent dans un renouvellement du concept même d'exposition. Des espaces hybrides, qui ne sont plus consacrés à la seule présentation des œuvres. Ici, tout en dégustant un thé, il est possible de prendre son temps, choisir les aquarelles à côté desquelles on souhaite converser un moment.
Comme on peut le lire sur le blog des Jardins de Gaïa, la Maison de thé, emblématique, d’abord dédiée à l’art ancestral du thé, se veut aussi largement ouverte sur le monde, à la sérénité, à l’émergence des idées et aux arts.

La transition entre l'extérieur et l'intérieur du lieu semble faire écho à une autre transition, écologique celle-ci, dans laquelle les Jardins de Gaïa s'impliquent depuis une vingtaine d'année, notamment aux côtés du mouvement Colibris pour la terre et l'humanisme, initié par le paysan philosophe Pierre Rabhi.
On n'est donc pas étonné d'y retrouver O. Belot, plasticien à l'origine de dispositifs permettant au visiteur de devenir participants en ce qu'on pourrait appeler une écocitoyenneté créative. On pense aux Cafés Itinérants de la Transition, aux Méditations écologiques ainsi qu'aux expositions qu'il réalise parfois au sein d'un collectif (Le Centre de la Forêt, Luxembourg - Nancy) ou en tant que commissaire (Biodiversité réunissant des plasticiens du Grand Est, d'Allemagne et d'Italie).

O. Belot s'interroge sur les façons dont l'art peut irriguer nos sensibilités, nos pensées et nos choix de vie. Comme d'autres artistes et comme certains galeristes et curateurs, le décloisonnement des lieux fait partie des solutions qu'il envisage.
On le devine aisément dans ses aquarelles au caractère souvent intimiste, O. Belot a tendance à se tenir à distance de toute culture du spectacle. Mais ses dispositifs de recherche collective, comme les silhouettes peintes, disent aussi l'importance qu'il accorde au relationnel.
L'Élan du Monde est un projet qui associe cette sensation de retrait, de silence et de légèreté qui caractérisent son travail plastique avec ce désir d'humanité, de présence au monde et de poésie.


Il semble que quelque chose des traces aux couleurs transparentes qu'il nous donne à voir, quelque chose de ces figures animales et humaines qui s'élancent dans le vide, nous dise qu'aimer vivre est possible dans un monde traversé de multiples courants d'énergies. On pourrait percevoir une filiation romantique (un Romantisme élargi disons, qui serait passé par Friedrich, puis Beuys, Hundertwasser et Goldsworthy) dans ce goût, cette nostalgie, même s'il s'en défend, pour la représentation de ce qu'on pourrait appeler le naturel, la nature. Mais une filiation presque entièrement dénuée d'éléments tragiques. Toute l'esthétique de Belot tend en effet vers la fluidité et une forme de sobriété.
Allez voir l'Élan du Monde, entrez dans la maison de thé des Jardins de Gaïa, vous vivrez à la fois une expérience apaisante et réjouissante.


Marceline Li Po

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