Savoir Société - Exposition
Bien naître à Strasbourg, une histoire de la petite enfance

© AVCUS - Stéphane Arena
Date
Du 11/04/2012 au 20/07/2012
Horaires, dates et informations particulières
Lundi, mercredi, jeudi, vendredi 9h-17h
mardi 13h-17h
dimanche 14h-18h
Renseignements et réservations :
archives
strasbourg.eu / 03 88 43 67 00
Autour de l’exposition
Livre accompagnant l’exposition en vente aux Archives, 120 pages, 25 euros.
Animations :
- Visites-conférences de l’exposition les dimanches 1er avril, 6 mai, 3 juin et 1er juillet 2012 à 15 h.
- Visites guidées de l'exposition sur demande.
- Visite de l'exposition traduite en langue des signes française,
jeudi 24 mai à 18 h.
- Conférence de M. Gérard Leser, « Rites, coutumes, et croyances autour de la petite enfance en Alsace », dimanche 29 avril à 15 h aux Archives.
- Conférence de Mme Simone Hel, « L’école de sage femmes de Strasbourg », dimanche 13 mai à 15 h aux Archives.
- Conférence de Mme Nicole Dreyer, « La formation en Puériculture aux Hôpitaux de Strasbourg », dimanche 24 juin à 15 h aux Archives.
Tarifs
Entrée gratuite
Description
Quand l’enfant paraît, il concentre toute l’attention de ses parents mais également de la cité. En effet, la naissance, facteur d’accroissement démographique et donc de richesse, intéresse la vie de la communauté qui l’enregistre, l’accueille par des rituels, lui consacre une législation spécifique, crée des institutions spécialisées.
Strasbourg légifère dès le XVIe siècle sur celles qui doivent veiller aux accouchements, les sages-femmes. Au XVIIIe siècle, la ville est à la pointe de l’obstétrique européenne en créant la première école de sages femmes à l’initiative de Jean-Jacques Fried (1689-1769).
Mais si de tous temps, les bébés sont considérés comme des êtres innocents qui ont besoin de la protection de la société, ils sont aussi longtemps perçus, au mieux comme des adultes miniatures à l’espérance de vie précaire, au pire comme de simples tubes digestifs. Le fatalisme prédomine alors face à l’importante mortalité des nourrissons, souvent due à une mauvaise hygiène et à une alimentation inappropriée.
Il faut attendre le XIXe siècle pour que, progressivement, le monde médical découvre que les enfants ont une physiologie différente des adultes et des maladies qui leur sont propres. De nouvelles disciplines médicales font leur apparition comme la pédiatrie ou la puériculture. La société n’a alors de cesse de faire baisser la mortalité des nourrissons. Peu à peu, des structures dédiées au soin des enfants en bas âge sont mises en place, d’abord grâce à des initiatives privées, puis rapidement relayées par l’action municipale.
Les plus petits profitent ainsi de l’évolution générale des sociétés de l’ère industrielle où la médecine et l’hygiénisme se développent et conduisent à une rapide diminution de la mortalité infantile. Mais cette période engendre également des mutations sociales, notamment avec le développement du travail des femmes, ce qui suscite la mise en place de structures de garde, privées puis publiques, jusqu’à la scolarisation de l’enfant : les crèches.
La question démographique se pose de manière pressante après l’hécatombe de la Première Guerre mondiale. La France met alors en place les fondements d’une politique nataliste incluant système de garde des jeunes enfants, prestations sociales et valorisation des familles nombreuses qui sont encore les bases de la politique familiale de nos jours.
À travers une sélection de 150 documents et objets, les Archives de la Ville et de la Communauté urbaine de Strasbourg présentent au public les principaux aspects de l’histoire de la petite enfance à Strasbourg de la période moderne à nos jours.
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